Jeudi 28 janvier, aéroport de Novosibirsk, Sibérie, 10h30 du mat, heure locale. J’émerge péniblement d’un éreintant périple d’une douzaine d’heures et pour ne rien arranger, dehors, il fait un froid de pingouin. D’ailleurs, l’énorme thermomètre digital qui trône majestueusement au-dessus du panneau d’affichage des arrivées me nargue en faisant clignoter un -31°C en grosses lettres rouges.
Je tire la langue pour conjurer ce climat hostile mais je me ravise dès que la porte s’ouvre sur l’extérieur. Aucune envie de perdre un organe vital par surgélation impromptue.
Bon, ça y est, ce coup-ci c’est décidé : je monte mon label. Ça fait plusieurs mois que j’ai le projet bien calé dans un coin de ma tête, mais là, je me lance parce que ça ne peut plus durer. Je viens à l’instant de recevoir mes statements (les relevés de ventes, si vous préférez) et 50 centimes pour une cinquantaine de ventes, ça ne va plus être possible.
En gros, après de savants calculs, ça veut dire que je touche moins d’1% du chiffre d’affaires généré par les ventes. Alors, ok, au niveau de la quantité, je m’y attendais un peu pour ce remix particulier. Mais au final, que j’en vende 50 ou 1000, si c’est pour me cogner des miettes de pain en fin de course, je ne vois plus trop l’intérêt.
C’est un phénomène scientifique bien connu : quand on plonge longuement un journaliste dans un bain d’hommes politiques, il finit toujours par se noyer dans sa propre complaisance. Dernier exemple en date : ce bon vieux Karl Zéro. Autrefois franc-tireur sur Canal+, l’homme a depuis quelques mois rejoint les rangs de BFM dans lequel il anime un talk show soporifique dont la seule impertinence tient dans le fait qu’il tutoie ses invités.
Mais non content de cirer des pompes dans Zéro Info (titre ô combien éloquent1), l’ami Marc2 tente une fois encore de nous convaincre de ses velléités humoristiques avec un nouveau « show satirique » baptisé, accrochez-vous bien à votre télécommande… Sarko Info !
On savait que David Lynch (dont je suis un grand fan) avait à l’époque poliment refusé de tourner le troisième épisode de la saga Star Wars (le sixième donc, oui c’est compliqué) mais il ne s’était jusqu’ici jamais vraiment exprimé sur le sujet.
On en sait un peu plus aujourd’hui, grâce à cette vidéo extraite d’un passionnant entretien que le papa de Twin Peaks a récemment accordé au site Fora.TV. On y découvre un Lynch à l’opposé de ses films : simple et candide. Et si, comme moi, vous aimez le bonhomme et sa filmographie, jetez-vous sans hésiter sur l’interview complète.
Moon, j’étais vraiment très impatient de le voir. Et après plusieurs rendez-vous manqués avec les salles obscures, j’ai finalement réussi à jeter un oeil hier soir à cette première oeuvre de Duncan Jones, le fiston de David Bowie.
Le pitch ? Sam Bell, un gars seul sur la Lune, employé par une corporation chargée d’y extraire de l’Helium-3, nouvelle ressource qui cartonne sur la planète bleue. À quelques jours de son retour sur Terre après une période de trois ans (avec pour seul compagnie un robot « à tout faire »), Sam commence à halluciner. Il voit des gens. Jusqu’à provoquer un crash en véhicule lunaire alors qu’il s’apprêtait à réparer un « harvester ».
Petit message à ceux qui ne l’auraient pas vu, ne lisez pas la suite. Non seulement, ça tranche, mais en plus, ça spoile allègrement…
J’en faisais mention dans le billet précédent, j’ai donc repris mes activités de scribouillard du jeu vidéo chez mes amis de Gameblog.fr. Du coup, c’est l’occasion de refaire un peu de télé, enfin quelque chose qui s’en rapproche en tous cas.
Première prise avec mes « impressions » sur DJ Hero et c’était ma foi plutôt cool. Seul regret : avoir accepté la double ration de chewing-gum que m’a proposée Julo avant de tourner. Rookie mistake.
Aurait-on perdu le sens de l’irrévérence en France ? Franchement, je me pose très sérieusement la question depuis un petit moment. Hier soir, au détour du blog de Garry Newman (l’auteur du Garry’s Mod pour Half-Life 2), je suis tombé sur un nouveau programme de la BBC4, Charlie Brooker’s Gameswipe, une critique acerbe mais honnête du milieu doublée d’une bonne baffe au politiquement correct.
Qu’on aime ou pas (moi je suis fan), ce genre d’émission a au moins le mérite de susciter une réflexion. Depuis que j’ai commencé à faire un pèlerinage annuel chez mes amis ‘ricains, j’ai pris l’habitude d’observer un peu leur paysage télé et j’ai rapidement constaté que la liberté de ton là-bas n’était pas un vœu pieu.
Reçu à l’instant sur mon téléphone portable ce SMS du Pôle Emploi qui, manifestement, fait tout ce qu’il peut pour que je retrouve un boulot de journaliste…
Comme dirait Mme Faskil, « c’est vrai que journaliste et fleuriste, ça rime. »
En attendant, vu comment mes perspectives d’avenir sont pour le moment un tantinet bouchées (et c’est un euphémisme), je devrais peut-être prendre l’invitation au sérieux. J’en sais rien moi, si ça se trouve, il y a de la thune à se faire dans les jolis bouquets.
Vous allez trouver ça hautement banal, voire tout à fait inintéressant, mais moins j’écris, moins j’ai envie d’écrire. Et plus je regrette de ne pas avoir envie d’écrire plus. Oui, c’est compliqué.
Mon principal souci, je pense, est d’être convaincu de n’avoir jamais rien de véritablement crucial à raconter. Mes amis vous le confirmeront, je ne suis pas un grand adepte de cette tradition qui veut que, régulièrement, on lance son Outlook ou on décroche son téléphone pour « donner des nouvelles ». Parce que globalement, ça se résume souvent à : « ça va, rien de neuf ».
Dans mes meilleurs jours, je peux parfois embrayer par un surprenant « on déjeune ensemble demain ? », question souvent rhétorique qui se traduit inévitablement par un bon repas, ponctué d’un laconique « ça va, rien de neuf ».
Après je ne sais combien de mois d’assiduité, j’ai finalement décidé de supprimer mon compte personnel sur Facebook.
Alors, arrêter Facebook, c’est un peu comme arrêter de fumer. J’avais déjà flingué mon compte il y a un peu plus d’un an… pour finalement y revenir quelques semaines après. Mais là, c’est bon, c’est décidé, il faut que ça cesse.
La réflexion a démarré sur mon autre site, quand j’ai commencé à m’interroger sur la pertinence d’utiliser Facebook en tant qu’outil de promotion pour un artiste. Finalement, au fil des discussions ici et là, j’en suis arrivé à la conclusion suivante : oui, Facebook peut probablement fonctionner comme outil de marketing, dès lors qu’on centralise l’information en un seul endroit. En l’occurrence, ma page « artiste ».
Journaliste un peu geek, collaborateur à l'émission télé Cybercafé 2.0 sur la RTBF, puis chef de rubrique pour le magazine Joystick, j'officie aujourd'hui principalement sur les sites Geekzone.fr et Gameblog.fr.
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I'm about to watch an old crappy movie from 1994 with Wesley Snipes. And that's exactly what I need ATM. #il y a 1 heure