Anatomie de la Lose™

2 juin 2009 par Faskil | Print Anatomie de la Lose™

La Lose™, en fait, c’est un peu comme la Force dans Star Wars : une sorte d’énergie mystique, surpuissante et invisible, qui nous entoure, nous traverse et en gros s’arrange toujours pour que la tartine s’écrase comme une merde du côté où il y a du beurre. Et comme les Jedi avec la Force, certains individus y sont plus sensibles que d’autres.

Prenez moi, par exemple…

Ça fait un moment que j’ai troqué le statut de padawan contre celui pas follement convoité d’aimant à tartines beurrées. À l’époque de Joy, on en riait beaucoup. Enfin, surtout les autres. Parce que oui, il m’arrivait des trucs assez invraisemblables et les fameuses BD de Gruth n’étaient en fin de compte pas si éloignées que ça de la réalité.

La semaine dernière, alors que je sortais de quelques mois de rémission, ça a véritablement été la fête du slip. Une sorte de bad timing tellement improbable que même dans un épisode de 24, ce serait louche.

Premier effet kiss-kool : on a d’abord appris que le propriétaire de Mme Faskil voulait qu’elle libère son appart’ plus tôt que prévu. Du coup, branle-bas de combat pour l’accueillir en bonne et due forme chez moi (Mme Faskil, pas le proprio), réorganiser un peu mon (minuscule) espace et lui faire un truc plus cosy où elle pourrait poser définitivement ses valises.

Enfin, définitivement… C’est ce qu’on pensait. C’est là qu’intervient le légendaire deuxième effet kiss-cool.

Je sens du remous dans la Lose™.

Après une journée de ré-aménagement en mode « Rubik’s Cube », en plein milieu du chantier qu’était devenu mon appart, alors qu’on commençait à se dire que, finalement, ça allait être sympa réorganisé comme ça et qu’on allait pouvoir y tenir à deux, peinards, pendant encore de longs mois, un courrier de huissier m’apprenait que mon proprio, ce coquin, avait décidé de vendre aussi et que du coup, ben, euh… Bisous ?

Can I has Uber-fail?

Je vous avoue, sur le coup, j’ai eu envie de tuer des gens. Comme ça, gratuitement, à coups de planche de bibliothèque FLÄRKE. Mais bon, à force de collectionner les coups du sort invraisemblables, on finit par s’habituer. Et on apprend à gérer les effets néfastes d’une telle malédiction, sans qu’il soit nécessaire d’éclater des morceaux de meubles sur la tête des passants.

Et au final, tout ça n’est pas si grave : on a six mois pour trouver un nouveau nid et peut-être déjà un plan sympa dans un périmètre plus que raisonnable. Mais je n’en dirai pas plus tant que tout ça ne se sera pas concrétisé.

Parce que ça reviendrait au même que de cavaler au beau milieu d’un stand de tir de tartines beurrées avec une cible dans le dos.

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