Oups, déjà deux mois ?

6 octobre 2009 par Faskil | Print Oups, déjà deux mois ?

Vous allez trouver ça hautement banal, voire tout à fait inintéressant, mais moins j’écris, moins j’ai envie d’écrire. Et plus je regrette de ne pas avoir envie d’écrire plus. Oui, c’est compliqué.

Mon principal souci, je pense, est d’être convaincu de n’avoir jamais rien de véritablement crucial à raconter. Mes amis vous le confirmeront, je ne suis pas un grand adepte de cette tradition qui veut que, régulièrement, on lance son Outlook ou on décroche son téléphone pour « donner des nouvelles ». Parce que globalement, ça se résume souvent à : « ça va, rien de neuf ».

Dans mes meilleurs jours, je peux parfois embrayer par un surprenant « on déjeune ensemble demain ? », question souvent rhétorique qui se traduit inévitablement par un bon repas, ponctué d’un laconique « ça va, rien de neuf ».

Alors qu’en fait, si, du neuf, il y en a.

J’en ai pris conscience pendant mes récentes vacances, loin de chez moi, avec des amis de l’autre bout du monde. Parce que quand vous parlez avec des gens que vous n’avez plus vu depuis un an, vous vous dites que là, quand même, il doit bien y avoir eu quelque événement notable à leur relater. Douze mois, c’est pas rien, il a bien dû s’en passer des choses. Hein, dis ?

Et c’est là que j’ai compris qu’il était difficile d’estimer le chemin parcouru quand on ne prend pas la peine, de temps en temps, de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Pour se rendre compte que même si de manière générale, l’impression n’est pas à l’ascension fulgurante, il y a quand même de très nets indicateurs qu’on n’a pas non plus fait du surplace.

Comme le disait fort bien mon toubib, « qu’on monte ou qu’on descende, on continue toujours d’avancer ». L’important, c’est de garder une progression positive globale, même si elle à peine perceptible.

Alors, il dit quoi ce bilan ? En toute honnêteté, il n’est pas si mauvais que ma mine déconfite quotidienne de 14h du matin pourrait le laisser penser. Même si ça ne paie toujours pas les factures, la musique m’apporte beaucoup. J’ai désormais quelques « fans » qui me suivent dans mes pérégrinations sonores et, j’ai beau les compter sur les doigts de la main, ça fait tout de même quelque chose. Savoir qu’il y a sur cette planète des gens qui vous ont érigé au statut « d’idole personnelle », c’est un sentiment qui génère une réserve de motivation inépuisable. Certes, on ne peut pas encore payer son loyer avec des commentaires Facebook, mais ça suffit amplement à se dire qu’on ne fait peut-être pas complètement fausse route.

Par contre, *se met des baffes*, j’ai complètement lâché prise au niveau de l’écriture. Et pourtant, c’est au moins une source de satisfaction aussi importante que la musique. Mais, je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à vaincre l’angoisse de la page blanche. Sans compter qu’en dehors des quelques piges que je fais de-ci, de-là, j’ai rarement de vraies deadlines qui m’imposent de surpasser ma flemme. Forcément, ça n’aide pas. En même temps, je vous raconte tout ça, et je suis entrain d’écrire une tartine comme je n’en avais plus pondu depuis bien longtemps. Donc, faut croire que de ce côté-là, le coup de pied au cul que je me donne régulièrement commence à porter ses fruits.

Reste plus qu’à essayer de tenir le rythme. Mais ça, c’est une autre histoire…

NB: la photo est tirée du book de mon ami Faisal Sultan que je vous encourage chaudement à visiter. Le monsieur a du talent.

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