28 reasons

Ces derniers mois, l’équipe du Saturday Night Live s’est fait quelque peu tirer les oreilles pour son manque de cast members de couleur, et plus particulièrement pour l’absence totale de nana black.

Mais en vrai, c'est Cecily Strong que j'aime.
Sasheer Zamata.

Keenan Thompson a eu à ce sujet des mots malheureux1, le bad buzz a rapidement pris son envol et pour calmer le jeu, Lorne Michaels a embauché fissa Sasheer Zamata.

Mais reléguée pour le moment à des rôles (très) secondaires, Zamata n’avait pas réellement réussi à inverser la vapeur. Jusqu’à ce sketch…

« Number one: we deserve a chance. Number 2 to 28: SLAVERY. »

Sans conteste la meilleure manière de l’intégrer naturellement à la famille, sans la mettre gratuitement (et probablement dangereusement) en avant. Un peu à l’instar de ce qu’ils avaient fait pour introduire les nouveaux featured players en tout début de saison. Well played.

Le reste de l’épisode était d’ailleurs d’un bon niveau (surtout la première moitié), et ce sans conteste pour deux raisons : c’était le dernier SNL de Seth Meyers (qui en a manifestement profité pour débrider complètement sa plume) et le host n’était autre que inénarrable Melissa McCarthy, une valeur sure quand il s’agit de porter des sketchs absurdes basés essentiellement sur la performance2.

Reste à voir ce que va devenir l’émission après le départ de Meyers, head writer depuis un paquet d’années. Mais je suis confiant : cette saison a prouvé jusqu’ici qu’il y avait du talent à foison, sur scène et dans les coulisses, ça devrait bien se passer.

  1. Il a notamment déclaré que s’il n’y avait pas de femme noire dans le cast, c’était surtout parce qu’ils n’en trouvaient pas une qui soit prête pour le taf. Ouch. []
  2. …comme ce fantastique « Women’s Group » tout en escalade. []