Hot Ones, des interviews qui piquent

Ça fait un bail que j’avais envie de vous parler de cette chaîne YouTube mais, pour une raison qui m’échappe, le lien prenait jusqu’ici la poussière dans mes favoris. Ne m’en veuillez donc pas si vous connaissiez déjà depuis belle lurette.

De prime abord, le concept de Hot Ones peut sembler totalement inintéressant : un invité à qui l’ont fait goûter des sauces piquantes, de plus en plus haut placées sur l’échelle de Scoville, ça doit rapidement lasser.

Sauf que ce concept rigolo sert surtout d’excuse à Sean Evans pour mener une interview dans un cadre plutôt original. Et au final, les échanges qui en découlent sont souvent assez uniques. D’une part parce que l’invité, tellement occupé à lutter contre le feu qui lui ruine le gosier, a souvent tendance à baisser sa garde. Mais aussi, et surtout, tout simplement parce qu’Evans est un excellent intervieweur, avec une réelle science des bonnes questions.

La série en est déjà à sa neuvième saison (qui a débuté jeudi dernier) et affiche un paquet d’invités prestigieux, de Scarlet Johansson à Gordon Ramsay, en passant par Key & Peele, Terry Crews, Ricky Gervais, j’en passe et des meilleurs.

Bref, si vous ne connaissiez pas, foncez ! C’est à mon sens l’une des meilleures émissions d’entretien actuellement en cours sur YouTube.

Ci-dessous, je vous glisse la playlist de la saison 8, un teaser pour la saison 9, ainsi qu’un entretien très intéressant de Seth Evans chez Jim & Sam, où il raconte comment sa petite chaîne confidentielle est devenue en quelques années l’une des plus grosses sensations du web.

 

Les podcasts : message de service

Suite à quelques petits soucis avec SSP, le plug-in pour WordPress que j’utilisais jusqu’ici pour gérer mes podcasts, j’ai décidé de migrer vers PowerPress, qui a largement fait ses preuves sur Geekzone.fr.

Si vous voyez passer quelques bugs suspects, n’hésitez pas à les remonter. Normalement, j’ai mis en place une redirection sur le flux, qui devrait être totalement transparente pour vous. A priori rien à changer dans vos apps habituelles donc.

Si malgré tout, vous remarquiez que les derniers épisodes ne sont mystérieusement pas disponibles, n’hésite pas à revalider les nouveaux liens des flux RSS. Vous les trouverez sur chaque page d’accueil des différents podcasts.

Et j’en profite pour vous rappeler l’existence d’un Patreon pour soutenir la production de ces émissions, n’hésitez pas à passer y faire un tour et à y laisser une petite contribution.

Gérer l’anxiété et la dépression au quotidien

Malgré un titre volontairement « click bait » (« How to manage anxiety and depression in 10 easy steps »), papier intéressant de Boing Boing sur l’anxiété et la dépression, ainsi que les méthodes éprouvées pour parvenir à les dompter.

Yes, it is a bit like feeling sad, but as though you were wrapped inside an impenetrable cocoon of sad. Your mind wants you to give up. Everything loses flavor, nothing seems fun or exciting. It makes getting out of bed sort of… really, really hard. You can just lie in bed all day, occasionally worrying, mostly just thinking about being depressed, and you never get bored. You just stare and think about how terrible it is that you are sitting there staring at nothing.

La description du phénomène parlera sans conteste à ceux qui, comme moi, luttent au quotidien avec cette satanée maladie. Si vous avez des gens dans votre entourage qui semblent ne pas parvenir à appréhender la problématique, c’est sans conteste un excellent papier à leur faire lire. Il vulgarise plutôt bien le phénomène et l’illustre d’exemples et de comparaisons que tout le monde devrait pouvoir comprendre.

Quant aux fameux « 10 trucs » vendus par le titre, je vous propose de les passer en revue, en y ajoutant un petit commentaire lié à mon expérience personnelle. Histoire de voir si ça fait mouche…

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T’as du taf ?

Il n’y a rien de plus frustrant, quand on est en recherche de taf (et que le temps presse), que de voir passer sous son nez un job de rêve, pour lequel on est hautement qualifié, qui plus est pour des raisons assez obscures, qu’on ressent inévitablement comme injustes.

Et si la première tentation est de baisser les bras et de pester contre la malveillance de l’Univers (ma psy me mettrait des taquets si elle lisait ça), le mieux est de se remettre en selle sans attendre, histoire de ne pas cogiter des pensées négatives et se laisser aller au découragement.

J’en remets donc une couche ici sur ma prospection actuelle. En ce moment, je bosse en freelance comme pigiste/copywriter/traducteur (principalement pour Geekzone, Emakina, Red Bull France, Club et Le Vif/L’Express) et je continue d’animer mes petits podcasts personnels sur le côté, pour tenter de faire vivre le Patreon (gros merci d’ailleurs aux gens qui me soutiennent par ce biais 😘).

Ce que je cherche : idéalement, un temps partiel/plein salarié dans les métiers de la communication (journaliste, chroniqueur, copywriter, animateur radio/télé, monteur/réalisateur audio, voix off, formation, traduction EN/FR), mais je suis également ouvert à toutes propositions similaires en freelance.

Pour en apprendre plus sur moi, je vous invite en premier lieu à aller consulter mon CV en ligne. Et si vous pensez avoir besoin de mes services, n’hésitez pas à me contacter via ce formulaire, je serais ravi d’en discuter de vive voix.

Sur ce, je vais aller ruminer quelque peu l’échec du jour, avant d’attaquer l’enregistrement de nouveaux épisodes pour Torréfaction et Les Clairvoyants (disponibles dès demain sur Geekzone.fr).

Dump de favoris

Je fais un peu de nettoyage dans mes favoris, et j’en profite pour vous linker en vrac quelques papiers que j’avais mis de côté et dont je n’ai pas encore eu l’occasion de vous parler.

The Patreon Mixes : tous les mois, un mix gratuit pour les abonnés

Tout est dans le titre : depuis que j’ai lancé mon Patreon en janvier 2019, j’ai décidé de proposer à mes abonnés un nouveau DJ set exclusif de 60 minutes tous les mois. Ne le cherchez pas ailleurs, il n’est disponible que là-bas. En outre, comme les choses sont bien faites, vous pouvez même vous y abonner via votre application de podcast préférée, grâce à un flux RSS dédié (réservé aux Patrons).

Le prochain set est prévu pour ce mardi 14 mai, demain donc, vers 10h. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous glisse un petit extrait ci-dessous.

Pour soutenir mes podcasts mensuels (Morceaux Choisis, 12 Pouces, The Chill Pill et Le Discographe) et recevoir votre mix exclusif, inscrivez-vous sur le Patreon et n’hésitez pas à me filer un petit coup de pouce via une donation mensuelle du montant que vous désirez ! 😘

Pour mieux gérer les mauvais jours

À lire si vous souffrez, comme moi, du combo magique dépression/procrastination, un papier très intéressant de Maarten van Doorn sur Medium, traitant notamment des problèmes de motivation, et des idées reçues à son sujet.

C’est blindé de passages à la lecture desquels les habitués de ce processus dépréciatif lâcheront probablement un « c’est tellement ça ! ». Mais en psychologie, enfoncer des portes ouvertes est très souvent une démarche nécessaire. Du coup, ce papier fait office de chouette feuille de route pour ceux qui luttent quotidiennement contre la maladie, histoire de ne pas oublier les bonnes pratiques pour en endiguer les effets.

Morceaux choisis :

A fundamental mistake people often make about motivation is that it’s supposed to be there before you start on something, and then when it’s not, the thing you planned on doing isn’t “what you really want”. Not feeling it today? Rethink your life man.

The problem: that’s just not how your brain works.

As Harvard psychologist Daniel Gilbert brilliantly explains in Stumbling on Happiness, we suck at estimating how the future will make us feel. Imagination pretends to know this shit, but instead of assessing the future, it merely projects how we feel now.

When you’re thinking about something, such as working, and you feel a biting lack of excitement, that says more about your mental state now, than it says about your job.

Do anything you can to get the ball rolling.

I shouldn’t wait for that feeling to arise before I start writing. I needed to make the first step happen and it would come.

I tell myself to just do some light work on the outline for today and spare myself the heavy-lifting today, but also know that, once I do that, it often inspires me and so I write more and before I know it, I’m halfway through the shitpile.

Que du bon sens, finalement. Mais ça ne fait jamais de mal d’enfoncer un peu le clou.

“This is a journey into sound.”

Samplée par une pléthore d’artistes, d’Eric B. & Rakim sur Paid In Full à Bomb The Bass sur Beat Dis, ou encore Anthrax sur Potter’s Field, cette phrase mythique fait aujourd’hui partie de l’inconscient collectif.

Mais savez-vous d’où vient cet échantillon emblématique ?

D’un disque baptisé (sans surprise) A Journey Into Stereo Sound, publié en 1958 par les labels Decca et London Records. La raison d’être de cette galette : démontrer les bienfaits de la stéréophonie au grand public, à une époque où la plupart des appareils de diffusion familiaux se contentaient encore du mono.

La fameuse voix qui nous accompagne durant cette démonstration d’une demi-heure n’est autre que celle de l’acteur britannique Geoffrey Sumner. Avec une vingtaine de longs métrages à son actif, il était aussi le commentateur des célèbres British Movietone News, un journal d’actualité originaire des États-Unis, puis décliné dans une édition pour la Grande-Bretagne, et qu’on pouvait notamment suivre dans les cinémas entre 1929 et 1979.

Et puisqu’on parle de disques de démonstration stéréo, je vous glisse aussi le non moins mythique Stereo Spectacular Demonstration & Sound Effects d’Audio Fidelity, samplé quant à lui par les Belges d’Hooverphonic, sur le morceau Inhaler.

Productivité et attention

Le New York Times publie un nouveau papier sur mon obsession de ces derniers mois : la productivité. Et pour le quotidien, qui propose un angle peu courant, l’essence d’une meilleure productivité ne passe pas forcément, comme on pourrait le penser, par une meilleure gestion du temps. En vérité, cela passerait plutôt par une meilleure gestion de l’attention.

We live in a culture obsessed with personal productivity. We devour books on getting things done and dream of four-hour workweeks. We worship at the altar of hustle and boast about being busy. The key to getting things done, we’re often told, is time management. If you could just plan your schedule better, you could reach productivity nirvana.

But after two decades of studying productivity, I’ve become convinced that time management is not a solution — it’s actually part of the problem.

Source : The New York Times.