Le culte du sommeil

Passionnant papier du New Yorker sur le sommeil, dans lequel Zoë Heller démonte en bonne et due forme ce culte parfois débile que nous lui vouons (en décochant au passage quelques flèches bien méritées au bouquin d’Arianna Huffington sur le sujet).

« If we don’t continue to chip away at our collective delusion that burnout is the price we must pay for success, we’ll never be able to restore sleep to its rightful place in our lives », Arianna Huffington wrote a couple of years ago, in her best-selling how-to guide « The Sleep Revolution ». […]

Although Huffington’s book has doubtless been helpful for many, her proselytizing leaves the misleading and slightly infuriating impression that sleep is a life-style choice, a free resource, available to all who care enough to make it a priority. It is a beguiling idea, that one might transform one’s sleep, and the rest of one’s life, with a few virtuous acts of renunciation—no electronics in the bedroom, no coffee after 2 P.M.—and a few dreamy self-care rituals involving baths and tea. But the fact that some of the leading indicators for poor sleep and sleep loss are low household income, shift work, food insecurity, and being African-American or Hispanic suggests that the quest for rest is not so simple. Huffington does acknowledge, in passing, that « the vicious cycle of financial deprivation also feeds into the vicious cycle of sleep deprivation, » but she goes on to note, piously, that « the more challenging our circumstances, the more imperative it is to take whatever steps we can to tap into our resilience to help us withstand and overcome the challenges we face. » The tone here is reminiscent of Mrs. Pardiggle, in « Bleak House », distributing improving literature to the slum-dwelling poor. Try telling the lady at the food bank that she should tap into her resilience and sleep her way to the top.

Recherche appartement

Mes visites d’appartements n’ayant jusqu’ici rien donné, je fais appel à la magie des réseaux sociaux pour relancer les recherches.

Si vous connaissez quelqu’un qui loue un bien immobilier, ou si vous entendez parler d’un bon plan qui correspond aux critères ci-dessous, n’hésitez pas à me contacter.

Je cherche donc :

  • un appart, flat ou studio (peu importe le nombre de pièces)
  • en Belgique, avec une préférence pour la région bruxelloise ou le Brabant wallon, mais dans l’absolu, n’importe où en Wallonie
  • proximité des transports en commun
  • surface minimum de 30m²
  • loyer maximum de 600 €/mois
  • qui accepte les animaux domestiques (j’ai deux adorables petites chattes)
  • bonne connexion internet (VDSL2 minimum, fibre si possible)
  • disponibilité rapide (au maximum dans les 4 mois, possible d’envisager plus si l’appart est vraiment bien, mais ça me compliquerait un peu la vie d’un point de vue administratif)
  • préférence pour un appart avec balcon, terrasse ou petit jardin

Le reste est accessoire.

Voilà, vous savez tout ! N’hésitez pas à faire tourner l’info autour de vous ! Merci d’avance pour votre aide.

Improductifs et coupables

Très chouette (bref) papier de Life Hacker sur la « culpabilité de la productivité », ce mythe qui voudrait qu’on doive à tout prix être ultra productifs tous les jours et qui, la plupart du temps, n’amène ni satisfaction ou plaisir, mais surtout stress et anxiété.

It’s the constant nagging feeling that you should be doing more. And if you’re not doing everything, then you’re a lazy slacker who will never reach your goals.

That’s simply not true. Even small efforts have a cumulative effect. So even if you’re not getting up at 4am to meditate, getting in some high interval intensity training, and polishing off an activated charcoal smoothie, here’s how you can let go of the guilt.

  • Be imperfect
  • Understand the flaw of perfection
  • Start where you’re at

À méditer.

Et tant que j’y suis, je vous enjoins également à lire ce long dossier de BuzzFeed sur le « burnout », et particulièrement celui qui affecte celle qu’on appelle la génération Y (mais tout le monde y trouvera de quoi alimenter le moulin à réflexion) (merci à Florian pour le lien).

Un sillon sans fin

Découverte via Neatorama, la section « vinyl: locked groove » de Discogs. Je connaissais bien entendu le principe, disposant moi-même de quelques galettes proposant un tel artifice (dont les deux présentées en vidéo ci-dessous), mais j’ignorais que Discogs avait une section dédiée à la pratique.

Pour les profanes, petite explication de ce qu’est un « locked groove » via Wikipedia :

Most records have a locked groove at the end of each side or individual band. It is usually a silent loop that keeps the needle and tonearm from drifting into the label area. However, it is possible to record sound in this groove, and some artists have included looping audio in the locked groove.

Sorry For Your Loss

Passée relativement inaperçue, probablement parce qu’elle n’est pas diffusée sur un network classique, Sorry For Your Loss est une de mes « claques 2018 » côté télé.

Créée par la dramaturge Kit Steinkellner, la série raconte l’histoire de Leigh Shaw, une jeune femme (incarnée par une Elizabeth Olsen au sommet de son art) contrainte de réévaluer sa vie et ses relations après le décès de son mari.

Si Sorry For Your Loss m’a particulièrement touché, c’est sans doute parce qu’elle traite avec une rare justesse de la difficulté à gérer une dépression, non seulement du point de vue de ceux qui en souffrent, mais également de celui de l’entourage, qui a parfois bien du mal à comprendre les rouages complexes de la maladie.

Sobre, et loin des poncifs du genre ou du tire-larmes facile, la série met en lumière de fort belle manière certaines vérités parfois difficiles à appréhender, et particulièrement l’impression tenace que la motivation exclusive des dépressifs doit être la guérison (ce qui est, dans les faits, loin d’être un objectif atteignable : la plupart des malades n’y parviendront jamais et devront se contenter de « vivre avec »).

Sublime ironie, la première saison a été diffusée en exclusivité sur Facebook Watch. Quand on sait à quel point les réseaux sociaux contribuent grandement à aggraver les symptômes dépressifs chez la plupart des malades, il y a, avouez-le, de quoi sourire.

Carpenters with The Royal Philarmonic Orchestra

Ma première crainte quand j’ai appris l’existence de cet album, c’était d’assister à un massacre. En fan absolu des Carpenters, j’avoue avoir un peu de mal à considérer qu’on puisse, de quelque manière que ce soit, améliorer leurs compositions originales.

Grave erreur ! Cette compilation de « remises à jour » des tubes du duo, supervisée par Richard Carpenter lui-même, et agrémentée de la présence du Royal Philarmonic Orchestra, élève les titres originaux au-delà de leur perfection initiale.

Je vous colle ici un extrait de la chronique de Matt Collar, sur AllMusic, qui traduit parfaitement mon sentiment à l’égard de cette surprenante perle sonore :

Why mess with songs that are largely considered to be perfect just as they are? This, especially in light of Karen Carpenter’s tragic death in 1983. Thankfully, all of these worries are put to rest on 2018’s lovingly constructed Carpenters with the Royal Philharmonic Orchestra. […] The Royal Philharmonic versions simply offer a way for Richard to present these songs in a fresh way that honors his sister, without losing any of the AM pop studio aesthetic that made them so compelling the first time around.

Si vous n’aviez jamais entendu parler des Carpenters (ou, plus probablement, si vous n’aviez jamais vraiment pris la peine de vous intéresser à ce formidable duo), cette compilation est sans conteste l’une des meilleures manières de découvrir leur incommensurable talent.

L’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi

Alors que je suis en ce moment en train de relire l’excellent ouvrage du médecin-psychiatre Christophe André sur l’estime de soi (Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l’estime de soi), je suis tombé sur ce papier de CNBC dans lequel la journaliste Christina Farr relate sa « désintoxication » des réseaux sociaux, et les conséquences bénéfiques d’un tel sevrage sur son amour-propre.

Pour ceux qui douteraient encore de l’impact pourtant évident des Facebook et autres Twitter sur notre bien-être…

If I didn’t have anything worthy of a social media post coming up, I felt that I had nothing very important going on in my life. I’d feel a growing urgency to start planning something big or make a change to stay relevant.

Without social media, that pressure melted away. I started to enjoy life’s more mundane moments and take stock of what I have today — a great job, a wonderful community, supportive friends and so on. I could take my time and enjoy it rather than rushing to the finish line.

In short, I started to feel happier and lighter.

Source : CNBC.

Un podcast signé Faskil : le Patreon est ouvert !

Ça y est, après de longues tergiversations, j’ai finalement décidé de céder aux sirènes du mécénat et d’ouvrir mon Patreon personnel.

L’idée, c’est avant tout de permettre à ceux qui ont manifesté l’envie de me soutenir ces derniers mois, de le faire de manière simple et régulière. Et si ça peut me permettre de me payer une bière de temps en temps, c’est tout bénef !

Le premier épisode de Morceaux Choisis, ma première aventure dans l’univers du podcast, remonte à juin 2010. À l’époque, j’avais eu envie de partager mes découvertes musicales dans un format qui me permettait de renouer avec la radio, mon média de prédilection.

Aujourd’hui, huit ans plus tard, la série compte désormais plus de 300 épisodes, et s’est agrémentée de nouvelles déclinaisons, comme 12 Pouces (podcast consacré aux années 80) et The Chill Pill (sélection de musique « chill » et « ambient »).

Pourquoi un Patreon ? Jusqu’ici, je n’avais jamais réellement chercher à monétiser mon travail. Mais des changements plutôt radicaux dans ma vie m’amènent aujourd’hui à reconsidérer cette possibilité.

Que les fidèles auditeurs se rassurent : il n’est nullement question de faire passer ces séries à un modèle exclusivement payant. L’idée ici, c’est avant tout de permettre à ceux qui veulent soutenir ces projets de mettre la main à la poche en toute simplicité, et m’éviter ainsi de prospecter des solutions de sponsoring envahissantes que je n’ai pas spécialement envie de mettre en place.

Les « podcasts signés Faskil » existants resteront gratuits et accessibles à tous.

Intéressés ? C’est par ici que ça se passe ! Merci. 😘