Le « skeud » du jeudi : Plaid – Not For Threes

Membres fondateurs de The Black Dog (pionniers de la techno britannique), Ed Handley et Andy Turner abandonnent au début des années 90 leur comparse de l’époque, Ken Downie, pour s’en aller fonder Plaid. Après un premier album baptisé Mbuki Mvuki en 91 (album qui passera quelque peu inaperçu en dehors des aficionados d’electronica), c’est surtout avec leur second opus qu’ils vont commencer à faire parler d’eux.

Intitulé Not For Threes (clin d’œil sans doute à leur nouveau statut de duo, et non plus de trio), et publié par le mythique label de Sheffield, Warp Records, il déboule dans les bacs six ans plus tard, en 1997, et rencontre instantanément un gros succès critique et populaire. Amplement mérité, ajouterais-je…

Explorant de nombreux pans de la musique électronique, de la techno mélodique (Ol) à la pop (Lilith), en passant par des détours plus expérimentaux (Prague Radio), les deux compères de Plaid vont, avec cet album, marquer l’histoire de l’Intelligent Dance Music d’une pierre blanche. Proposant principalement des pièces instrumentales, émaillées de quelques expériences vocales (avec la participation d’artistes exclusivement féminines, dont Björk et Nicolette), Not For Threes fait partie de ces albums-jalons de l’Histoire de la musique. Si le vénérable site Pitchfork l’a classé en 2017 parmi les 50 meilleurs albums de tous les temps, ce n’est sans doute pas par hasard…

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