Écrit-on différemment sur un écran ?

Intéressant papier du romancier britannique Tim Parks dans le New Yorker, sur l’impact des outils d’écriture et de communication sur notre manière de rédiger.

You learned to be satisfied with what you had. Now you could go on changing things forever. I learned how important it was to keep a copy of what I had written first, so as to remember what I had meant in the beginning. Sometimes it turned out to be better than the endlessly edited version. […]

The mind becomes locked into an obsessive, manic back-and-forth. When immediate confirmation is not forthcoming, there is a sense of failure. Suddenly, the writer, very close to his public, is tempted to work hard and fast to please immediately, superficially, in order to have immediate gratification for himself in return. Curiously, the apparent freedom of e-mail and the Internet makes us more and more conformist as we talk to each other unceasingly.

Got A Girl : quand Nakamura rencontre Winstead

J’en ai diffusé un extrait ce matin dans les derniers Morceaux Choisis, mais si vous êtes passés à côté de cet ovni musical, petite relance sur un de mes coups de cœurs de 2019 (même s’il date de 2014), l’album I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now de Got A Girl.

Derrière ce mystérieux nom de groupe se cache un duo aussi improbable qu’excitant, formé du producteur américain Dan The Automator (aka Daniel Nakamura) et de l’actrice tout aussi américaine Mary Elizabeth Winstead. Les deux loustics s’étaient rencontrés sur le tournage de Scott Pilgrim, une rencontre qui va amener Winstead à d’abord poser sa voix sur deux morceaux de l’album Event 2 de Deltron 3030, puis à monter ce duo incongru avec l’ami Dan.

Proposant un son que je situerais à mi-chemin entre Henry Mancini et Dimitri From Paris, avec des indices de Lalo Schifrin et de John Barry, le duo n’a malheureusement sorti qu’un seul album à ce jour. Et si vous n’en aviez jamais entendu parler, je vous glisse ci-dessous une captation live d’un de mes morceaux préférés, Put Your Head Down, enregistré au Joe’s Pub de Manhattan le 26 septembre 2015, ainsi que la playlist Spotify de l’album pour ceux qui voudraient creuser un peu plus…

Le Discographe : un nouveau podcast signé Faskil

Les abonnés au Patreon avaient déjà pu en découvrir un aperçu la semaine dernière, l’épisode entier est désormais accessible à tous. Le Discographe, c’est un nouveau podcast maison où je m’attarde pendant environ 60 minutes à vous conter l’histoire d’un artiste, d’un groupe ou d’un label.

Et pour ouvrir les hostilités, j’ai choisi un de mes chouchous absolus : les britanniques de Laika. Bonne écoute !

Le culte du sommeil

Passionnant papier du New Yorker sur le sommeil, dans lequel Zoë Heller démonte en bonne et due forme ce culte parfois débile que nous lui vouons (en décochant au passage quelques flèches bien méritées au bouquin d’Arianna Huffington sur le sujet).

« If we don’t continue to chip away at our collective delusion that burnout is the price we must pay for success, we’ll never be able to restore sleep to its rightful place in our lives », Arianna Huffington wrote a couple of years ago, in her best-selling how-to guide « The Sleep Revolution ». […]

Although Huffington’s book has doubtless been helpful for many, her proselytizing leaves the misleading and slightly infuriating impression that sleep is a life-style choice, a free resource, available to all who care enough to make it a priority. It is a beguiling idea, that one might transform one’s sleep, and the rest of one’s life, with a few virtuous acts of renunciation—no electronics in the bedroom, no coffee after 2 P.M.—and a few dreamy self-care rituals involving baths and tea. But the fact that some of the leading indicators for poor sleep and sleep loss are low household income, shift work, food insecurity, and being African-American or Hispanic suggests that the quest for rest is not so simple. Huffington does acknowledge, in passing, that « the vicious cycle of financial deprivation also feeds into the vicious cycle of sleep deprivation, » but she goes on to note, piously, that « the more challenging our circumstances, the more imperative it is to take whatever steps we can to tap into our resilience to help us withstand and overcome the challenges we face. » The tone here is reminiscent of Mrs. Pardiggle, in « Bleak House », distributing improving literature to the slum-dwelling poor. Try telling the lady at the food bank that she should tap into her resilience and sleep her way to the top.

Recherche appartement

Mes visites d’appartements n’ayant jusqu’ici rien donné, je fais appel à la magie des réseaux sociaux pour relancer les recherches.

Si vous connaissez quelqu’un qui loue un bien immobilier, ou si vous entendez parler d’un bon plan qui correspond aux critères ci-dessous, n’hésitez pas à me contacter.

Je cherche donc :

  • un appart, flat ou studio (peu importe le nombre de pièces)
  • en Belgique, avec une préférence pour la région bruxelloise ou le Brabant wallon, mais dans l’absolu, n’importe où en Wallonie
  • proximité des transports en commun
  • surface minimum de 30m²
  • loyer maximum de 650 €/mois
  • qui accepte les animaux domestiques (j’ai deux adorables petites chattes)
  • bonne connexion internet (VDSL2 minimum, fibre si possible)
  • disponibilité rapide (au maximum avant fin juin 2019, possible d’envisager plus si l’appart est vraiment bien, mais ça me compliquerait un peu la vie d’un point de vue administratif)
  • préférence pour un appart avec balcon, terrasse ou petit jardin (mais pas d’obligation, je peux m’en passer)

Le reste est accessoire.

Voilà, vous savez tout ! N’hésitez pas à faire tourner l’info autour de vous ! Merci d’avance pour votre aide.