Écrit-on différemment sur un écran ?

Intéressant papier du romancier britannique Tim Parks dans le New Yorker, sur l’impact des outils d’écriture et de communication sur notre manière de rédiger.

You learned to be satisfied with what you had. Now you could go on changing things forever. I learned how important it was to keep a copy of what I had written first, so as to remember what I had meant in the beginning. Sometimes it turned out to be better than the endlessly edited version. […]

The mind becomes locked into an obsessive, manic back-and-forth. When immediate confirmation is not forthcoming, there is a sense of failure. Suddenly, the writer, very close to his public, is tempted to work hard and fast to please immediately, superficially, in order to have immediate gratification for himself in return. Curiously, the apparent freedom of e-mail and the Internet makes us more and more conformist as we talk to each other unceasingly.

Sept « tips » d’Hemingway pour écrire une fiction

Parce qu’il n’est jamais trop tard, ça y est, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’une fiction. Enfin, d’une fiction semi-biographique, pour être tout à fait exact.

Du coup, ces sept recommandations d’Hemingway, tirées du recueil de Larry W. Phillips, Ernest Hemingway on Writing, et relayées par Open Culture, tombent à point nommé.

Je les paraphrase ci-dessous :

  1. Pour commencer, rédigez une phrase vraie.
  2. Toujours finir une journée d’écriture quand on sait déjà ce qui va se passer ensuite.
  3. Ne jamais réfléchir à l’histoire quand on n’y travaille pas.
  4. Quand il est l’heure de reprendre l’écriture, toujours commencer par relire ce qu’on a rédigé jusque là.
  5. Ne décrivez pas une émotion, concrétisez-la.
  6. Utilisez un crayon.
  7. Soyez bref.

En dehors du point 6, auquel je risque d’avoir du mal à me conformer (le fait de taper plus vite que je n’écris, et de bosser principalement avec Scrivener, sont parmi les raisons qui l’expliquent), c’est surtout le point 3 qui m’a surpris.

Mais comme l’explique Hemingway, ça a pourtant du sens :

Building on his previous advice, Hemingway says never to think about a story you are working on before you begin again the next day. « That way your subconscious will work on it all the time, » he writes in the Esquire piece. « But if you think about it consciously or worry about it you will kill it and your brain will be tired before you start. »

Je vous dirai si ça fonctionne !

Source : Open Culture.