Dump de favoris

Je fais un peu de nettoyage dans mes favoris, et j’en profite pour vous linker en vrac quelques papiers que j’avais mis de côté et dont je n’ai pas encore eu l’occasion de vous parler.

The Patreon Mixes : tous les mois, un mix gratuit pour les abonnés

Tout est dans le titre : depuis que j’ai lancé mon Patreon en janvier 2019, j’ai décidé de proposer à mes abonnés un nouveau DJ set exclusif de 60 minutes tous les mois. Ne le cherchez pas ailleurs, il n’est disponible que là-bas. En outre, comme les choses sont bien faites, vous pouvez même vous y abonner via votre application de podcast préférée, grâce à un flux RSS dédié (réservé aux Patrons).

Le prochain set est prévu pour ce mardi 14 mai, demain donc, vers 10h. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous glisse un petit extrait ci-dessous.

Pour soutenir mes podcasts mensuels (Morceaux Choisis, 12 Pouces, The Chill Pill et Le Discographe) et recevoir votre mix exclusif, inscrivez-vous sur le Patreon et n’hésitez pas à me filer un petit coup de pouce via une donation mensuelle du montant que vous désirez ! 😘

“This is a journey into sound.”

Samplée par une pléthore d’artistes, d’Eric B. & Rakim sur Paid In Full à Bomb The Bass sur Beat Dis, ou encore Anthrax sur Potter’s Field, cette phrase mythique fait aujourd’hui partie de l’inconscient collectif.

Mais savez-vous d’où vient cet échantillon emblématique ?

D’un disque baptisé (sans surprise) A Journey Into Stereo Sound, publié en 1958 par les labels Decca et London Records. La raison d’être de cette galette : démontrer les bienfaits de la stéréophonie au grand public, à une époque où la plupart des appareils de diffusion familiaux se contentaient encore du mono.

La fameuse voix qui nous accompagne durant cette démonstration d’une demi-heure n’est autre que celle de l’acteur britannique Geoffrey Sumner. Avec une vingtaine de longs métrages à son actif, il était aussi le commentateur des célèbres British Movietone News, un journal d’actualité originaire des États-Unis, puis décliné dans une édition pour la Grande-Bretagne, et qu’on pouvait notamment suivre dans les cinémas entre 1929 et 1979.

Et puisqu’on parle de disques de démonstration stéréo, je vous glisse aussi le non moins mythique Stereo Spectacular Demonstration & Sound Effects d’Audio Fidelity, samplé quant à lui par les Belges d’Hooverphonic, sur le morceau Inhaler.

L’homme de l’écume

Parmi les points positifs de mon exil forcé à Bruxelles, les retrouvailles avec Gauthier Keyaerts, mon ancien binôme musical sur BNG, trônent clairement en haut de la liste.

En ce début 2019, j’ai eu l’occasion de collaborer avec lui sur la bande-son de L’homme de L’écume, un projet artistique mélangeant musique, vidéo et lecture, que l’ami Gauthier présentait samedi dernier au Festival Sémaphore, à Moëlan-sur-Mer, en Bretagne.

Pour ceux que ça intéresserait, nous avons mis en ligne la partie musicale de l’œuvre. Un voyage “ambient” inédit d’une quarantaine de minutes à découvrir sur Bandcamp.

Got A Girl : quand Nakamura rencontre Winstead

J’en ai diffusé un extrait ce matin dans les derniers Morceaux Choisis, mais si vous êtes passés à côté de cet ovni musical, petite relance sur un de mes coups de cœurs de 2019 (même s’il date de 2014), l’album I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now de Got A Girl.

Derrière ce mystérieux nom de groupe se cache un duo aussi improbable qu’excitant, formé du producteur américain Dan The Automator (aka Daniel Nakamura) et de l’actrice tout aussi américaine Mary Elizabeth Winstead. Les deux loustics s’étaient rencontrés sur le tournage de Scott Pilgrim, une rencontre qui va amener Winstead à d’abord poser sa voix sur deux morceaux de l’album Event 2 de Deltron 3030, puis à monter ce duo incongru avec l’ami Dan.

Proposant un son que je situerais à mi-chemin entre Henry Mancini et Dimitri From Paris, avec des indices de Lalo Schifrin et de John Barry, le duo n’a malheureusement sorti qu’un seul album à ce jour. Et si vous n’en aviez jamais entendu parler, je vous glisse ci-dessous une captation live d’un de mes morceaux préférés, Put Your Head Down, enregistré au Joe’s Pub de Manhattan le 26 septembre 2015, ainsi que la playlist Spotify de l’album pour ceux qui voudraient creuser un peu plus…

Le Discographe : un nouveau podcast signé Faskil

Les abonnés au Patreon avaient déjà pu en découvrir un aperçu la semaine dernière, l’épisode entier est désormais accessible à tous. Le Discographe, c’est un nouveau podcast maison où je m’attarde pendant environ 60 minutes à vous conter l’histoire d’un artiste, d’un groupe ou d’un label.

Et pour ouvrir les hostilités, j’ai choisi un de mes chouchous absolus : les britanniques de Laika. Bonne écoute !

Un sillon sans fin

Découverte via Neatorama, la section « vinyl: locked groove » de Discogs. Je connaissais bien entendu le principe, disposant moi-même de quelques galettes proposant un tel artifice (dont les deux présentées en vidéo ci-dessous), mais j’ignorais que Discogs avait une section dédiée à la pratique.

Pour les profanes, petite explication de ce qu’est un « locked groove » via Wikipedia :

Most records have a locked groove at the end of each side or individual band. It is usually a silent loop that keeps the needle and tonearm from drifting into the label area. However, it is possible to record sound in this groove, and some artists have included looping audio in the locked groove.

Carpenters with The Royal Philarmonic Orchestra

Ma première crainte quand j’ai appris l’existence de cet album, c’était d’assister à un massacre. En fan absolu des Carpenters, j’avoue avoir un peu de mal à considérer qu’on puisse, de quelque manière que ce soit, améliorer leurs compositions originales.

Grave erreur ! Cette compilation de « remises à jour » des tubes du duo, supervisée par Richard Carpenter lui-même, et agrémentée de la présence du Royal Philarmonic Orchestra, élève les titres originaux au-delà de leur perfection initiale.

Je vous colle ici un extrait de la chronique de Matt Collar, sur AllMusic, qui traduit parfaitement mon sentiment à l’égard de cette surprenante perle sonore :

Why mess with songs that are largely considered to be perfect just as they are? This, especially in light of Karen Carpenter’s tragic death in 1983. Thankfully, all of these worries are put to rest on 2018’s lovingly constructed Carpenters with the Royal Philharmonic Orchestra. […] The Royal Philharmonic versions simply offer a way for Richard to present these songs in a fresh way that honors his sister, without losing any of the AM pop studio aesthetic that made them so compelling the first time around.

Si vous n’aviez jamais entendu parler des Carpenters (ou, plus probablement, si vous n’aviez jamais vraiment pris la peine de vous intéresser à ce formidable duo), cette compilation est sans conteste l’une des meilleures manières de découvrir leur incommensurable talent.