Un endroit rien qu’à nous…

Je ne me suis jamais caché d’être fan absolu de Keane, groupe britannique souvent considéré à tort comme s’adressant à un public d’adolescents émos. Une réputation loin d’être méritée si l’on tend attentivement l’oreille pour écouter leurs lyrics…

Particulièrement sur leurs deux premiers albums, où le chanteur Tom Chaplin explore avec une justesse troublante les tumultes de la dépression et des relations impossibles, et y partage sans fard ses addictions et la souffrance qui en découle. Ce qui explique sans doute pourquoi ses textes m’ont toujours particulièrement touché…

J’en reparle aujourd’hui suite à cette vidéo capturée pendant un concert de la chanteuse country américaine Kacey Musgraves, où l’ami Tom vient chantonner quelques notes du premier tube de son groupe, l’imparable Somewhere Only We Know.

La connexion entre les deux artistes est particulièrement magique, et me file des frissons tout du long, particulièrement à 2:17, quand leurs voix se mélangent en parfaite harmonisation.

Une excuse toute trouvée pour retourner écouter Hopes & Fears et Under The Iron Sea, deux albums pop intouchables, à mon humble avis.

Switched-On Bach a 50 ans

Switched-On Bach, l’album légendaire de Wendy Carlos (qui s’appelait alors encore Walter), souffle ce mois-ci ses 50 bougies. L’occasion de découvrir (ou redécouvrir) une œuvre majeure dans l’histoire de la musique électronique.

Switched-On Bach

Via Open Culture :

In 1968, the Moog featured solo on the highest-selling classical album of all time, Switched on Bachby electronic composer and pianist Wendy Carlos, known for her work with Stanley Kubrick for the the scores of films like Clockwork Orange and The Shining. Carlos met Moog in 1964 at a conference for the Audio Engineering Society and had the chance to investigate one of his early modular synths. “It was a perfect fit,” she says, “he was a creative engineer who spoke music: I was a musician who spoke science. It felt like a meeting of simpatico minds.”

Je vous aurais bien renvoyé vers une écoute sur Spotify, mais ces abrutis n’ont pas l’album dans leur catalogue. Du coup, tout ce que je peux vous filer, c’est un lien vers la page Discogs. Démerdez-vous avec ça. 😜

1% de talent, 99% de montage

Ah ! Enfin une vidéo qui devrait calmer les ardeurs des gens qui s’extasient devant ces fameuses mosaïques audio, véritables lancés de poudre aux yeux artistique, et qui témoignent surtout d’une grande patience sur le banc de montage. 😜

Want to play something very hard but you don’t have the skills? No problem, here’s the solution.

Merci Davie504 ! (Et plus sérieusement, matez ses autres vidéos, le garçon a vraiment du talent).

Via Digg.

CHVRCHES : session (quasi) acoustique sur Kroq

C’est toujours un plaisir de retrouver la pétillante Lauren Mayberry, et ses acolytes Iain Cook et Martin Doherty, alias Chvrches. Et encore plus quand il s’agit d’une performance acoustique, fait plutôt rare dans la carrière du groupe écossais.

Au menu de cette courte session enregistrée le 25 septembre dans le cadre de l’émission Sound Space sur Kroq, trois morceaux tirés de leur dernier album en date, Love Is Dead, sorti en mai dernier, et l’incontournable The Mother We Share, tiré du premier album, The Bones Of What You Believe, un single qui a grandement contribué à la popularité du trio.

Enjoy !

Setlist :

  • 00:41 – Graffiti
  • 06:00 – Miracle
  • 10:36 – Really Gone
  • 15:15 – The Mother We Share

Tangerine Dream live @ Øya Festival 2018

Une performance live de Tangerine Dream, ça ne se refuse jamais. Enregistré au Øya Festival (qui s’est tenu à Oslo début août), le groupe aligne sa dernière formation en date, composée de Thorsten Quaeschning, Hoshiko Yamane et mon chouchou Ulrich Schnauss, pour un set de 75 minutes mélangeant classiques, nouveautés et même une séance d’improvisation.

La set list, pour les curieux :

  1. Tangram (2018) 1:19
  2. Betrayal (Sorcerer Theme) 6:52
  3. Love On A Real Train 14:14
  4. It Is Time to Leave When Everyone Is Dancing 22:09
  5. Roll the Seven Twice 28:54
  6. Stratosfear (2018 version) 37:05
  7. Oslo By Night (Improvisation) 48:31

Via Synthtopia.

Le son typique des TR-808, on le doit à un transistor défectueux

L’histoire est assez folle, et prouve une fois encore que dans les années 70, à l’époque de l’avènement des synthétiseurs analogiques, l’accident était une partie non négligeable du processus créatif.

You Can’t Build A Roland TR-808 Because You Don’t Have Faulty Transistors, chez Hackaday.

That headline sounds suspect, but it is the most succinct way to explain why the Roland TR-808 drum machine has a very distinct, and difficult to replicate noise circuit. The drum machine was borne of a hack. As the Secret Life of Synthesizers explains, it was a rejected part picked up and characterized by Roland which delivers this unique auditory thumbprint.

La première boite à rythmes

Pour promouvoir la sortie d’une banque de sons, Circle Drum Samples a mis en ligne il y a quelques jours une incroyable vidéo de la toute première boîte à rythmes de l’Histoire : la Wurlitzer Sideman.

Utilisant un système de séquençage électromécanique et une synthèse à tube électronique, la bestiole date tout de même de 1959. Un bel objet, fascinant à écouter, et à observer.

Via Synthopia.