Got A Girl : quand Nakamura rencontre Winstead

J’en ai diffusé un extrait ce matin dans les derniers Morceaux Choisis, mais si vous êtes passés à côté de cet ovni musical, petite relance sur un de mes coups de cœurs de 2019 (même s’il date de 2014), l’album I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now de Got A Girl.

Derrière ce mystérieux nom de groupe se cache un duo aussi improbable qu’excitant, formé du producteur américain Dan The Automator (aka Daniel Nakamura) et de l’actrice tout aussi américaine Mary Elizabeth Winstead. Les deux loustics s’étaient rencontrés sur le tournage de Scott Pilgrim, une rencontre qui va amener Winstead à d’abord poser sa voix sur deux morceaux de l’album Event 2 de Deltron 3030, puis à monter ce duo incongru avec l’ami Dan.

Proposant un son que je situerais à mi-chemin entre Henry Mancini et Dimitri From Paris, avec des indices de Lalo Schifrin et de John Barry, le duo n’a malheureusement sorti qu’un seul album à ce jour. Et si vous n’en aviez jamais entendu parler, je vous glisse ci-dessous une captation live d’un de mes morceaux préférés, Put Your Head Down, enregistré au Joe’s Pub de Manhattan le 26 septembre 2015, ainsi que la playlist Spotify de l’album pour ceux qui voudraient creuser un peu plus…

Le Discographe : un nouveau podcast signé Faskil

Les abonnés au Patreon avaient déjà pu en découvrir un aperçu la semaine dernière, l’épisode entier est désormais accessible à tous. Le Discographe, c’est un nouveau podcast maison où je m’attarde pendant environ 60 minutes à vous conter l’histoire d’un artiste, d’un groupe ou d’un label.

Et pour ouvrir les hostilités, j’ai choisi un de mes chouchous absolus : les britanniques de Laika. Bonne écoute !

Un sillon sans fin

Découverte via Neatorama, la section « vinyl: locked groove » de Discogs. Je connaissais bien entendu le principe, disposant moi-même de quelques galettes proposant un tel artifice (dont les deux présentées en vidéo ci-dessous), mais j’ignorais que Discogs avait une section dédiée à la pratique.

Pour les profanes, petite explication de ce qu’est un « locked groove » via Wikipedia :

Most records have a locked groove at the end of each side or individual band. It is usually a silent loop that keeps the needle and tonearm from drifting into the label area. However, it is possible to record sound in this groove, and some artists have included looping audio in the locked groove.

Carpenters with The Royal Philarmonic Orchestra

Ma première crainte quand j’ai appris l’existence de cet album, c’était d’assister à un massacre. En fan absolu des Carpenters, j’avoue avoir un peu de mal à considérer qu’on puisse, de quelque manière que ce soit, améliorer leurs compositions originales.

Grave erreur ! Cette compilation de « remises à jour » des tubes du duo, supervisée par Richard Carpenter lui-même, et agrémentée de la présence du Royal Philarmonic Orchestra, élève les titres originaux au-delà de leur perfection initiale.

Je vous colle ici un extrait de la chronique de Matt Collar, sur AllMusic, qui traduit parfaitement mon sentiment à l’égard de cette surprenante perle sonore :

Why mess with songs that are largely considered to be perfect just as they are? This, especially in light of Karen Carpenter’s tragic death in 1983. Thankfully, all of these worries are put to rest on 2018’s lovingly constructed Carpenters with the Royal Philharmonic Orchestra. […] The Royal Philharmonic versions simply offer a way for Richard to present these songs in a fresh way that honors his sister, without losing any of the AM pop studio aesthetic that made them so compelling the first time around.

Si vous n’aviez jamais entendu parler des Carpenters (ou, plus probablement, si vous n’aviez jamais vraiment pris la peine de vous intéresser à ce formidable duo), cette compilation est sans conteste l’une des meilleures manières de découvrir leur incommensurable talent.

Un endroit rien qu’à nous…

Je ne me suis jamais caché d’être fan absolu de Keane, groupe britannique souvent considéré à tort comme s’adressant à un public d’adolescents émos. Une réputation loin d’être méritée si l’on tend attentivement l’oreille pour écouter leurs lyrics…

Particulièrement sur leurs deux premiers albums, où le chanteur Tom Chaplin explore avec une justesse troublante les tumultes de la dépression et des relations impossibles, et y partage sans fard ses addictions et la souffrance qui en découle. Ce qui explique sans doute pourquoi ses textes m’ont toujours particulièrement touché…

J’en reparle aujourd’hui suite à cette vidéo capturée pendant un concert de la chanteuse country américaine Kacey Musgraves, où l’ami Tom vient chantonner quelques notes du premier tube de son groupe, l’imparable Somewhere Only We Know.

La connexion entre les deux artistes est particulièrement magique, et me file des frissons tout du long, particulièrement à 2:17, quand leurs voix se mélangent en parfaite harmonisation.

Une excuse toute trouvée pour retourner écouter Hopes & Fears et Under The Iron Sea, deux albums pop intouchables, à mon humble avis.

Switched-On Bach a 50 ans

Switched-On Bach, l’album légendaire de Wendy Carlos (qui s’appelait alors encore Walter), souffle ce mois-ci ses 50 bougies. L’occasion de découvrir (ou redécouvrir) une œuvre majeure dans l’histoire de la musique électronique.

Switched-On Bach

Via Open Culture :

In 1968, the Moog featured solo on the highest-selling classical album of all time, Switched on Bachby electronic composer and pianist Wendy Carlos, known for her work with Stanley Kubrick for the the scores of films like Clockwork Orange and The Shining. Carlos met Moog in 1964 at a conference for the Audio Engineering Society and had the chance to investigate one of his early modular synths. “It was a perfect fit,” she says, “he was a creative engineer who spoke music: I was a musician who spoke science. It felt like a meeting of simpatico minds.”

Je vous aurais bien renvoyé vers une écoute sur Spotify, mais ces abrutis n’ont pas l’album dans leur catalogue. Du coup, tout ce que je peux vous filer, c’est un lien vers la page Discogs. Démerdez-vous avec ça. 😜

1% de talent, 99% de montage

Ah ! Enfin une vidéo qui devrait calmer les ardeurs des gens qui s’extasient devant ces fameuses mosaïques audio, véritables lancés de poudre aux yeux artistique, et qui témoignent surtout d’une grande patience sur le banc de montage. 😜

Want to play something very hard but you don’t have the skills? No problem, here’s the solution.

Merci Davie504 ! (Et plus sérieusement, matez ses autres vidéos, le garçon a vraiment du talent).

Via Digg.

CHVRCHES : session (quasi) acoustique sur Kroq

C’est toujours un plaisir de retrouver la pétillante Lauren Mayberry, et ses acolytes Iain Cook et Martin Doherty, alias Chvrches. Et encore plus quand il s’agit d’une performance acoustique, fait plutôt rare dans la carrière du groupe écossais.

Au menu de cette courte session enregistrée le 25 septembre dans le cadre de l’émission Sound Space sur Kroq, trois morceaux tirés de leur dernier album en date, Love Is Dead, sorti en mai dernier, et l’incontournable The Mother We Share, tiré du premier album, The Bones Of What You Believe, un single qui a grandement contribué à la popularité du trio.

Enjoy !

Setlist :

  • 00:41 – Graffiti
  • 06:00 – Miracle
  • 10:36 – Really Gone
  • 15:15 – The Mother We Share