Sorry For Your Loss

Passée relativement inaperçue, probablement parce qu’elle n’est pas diffusée sur un network classique, Sorry For Your Loss est une de mes « claques 2018 » côté télé.

Créée par la dramaturge Kit Steinkellner, la série raconte l’histoire de Leigh Shaw, une jeune femme (incarnée par une Elizabeth Olsen au sommet de son art) contrainte de réévaluer sa vie et ses relations après le décès de son mari.

Si Sorry For Your Loss m’a particulièrement touché, c’est sans doute parce qu’elle traite avec une rare justesse de la difficulté à gérer une dépression, non seulement du point de vue de ceux qui en souffrent, mais également de celui de l’entourage, qui a parfois bien du mal à comprendre les rouages complexes de la maladie.

Sobre, et loin des poncifs du genre ou du tire-larmes facile, la série met en lumière de fort belle manière certaines vérités parfois difficiles à appréhender, et particulièrement l’impression tenace que la motivation exclusive des dépressifs doit être la guérison (ce qui est, dans les faits, loin d’être un objectif atteignable : la plupart des malades n’y parviendront jamais et devront se contenter de « vivre avec »).

Sublime ironie, la première saison a été diffusée en exclusivité sur Facebook Watch. Quand on sait à quel point les réseaux sociaux contribuent grandement à aggraver les symptômes dépressifs chez la plupart des malades, il y a, avouez-le, de quoi sourire.

Méfiez-vous de Netflix

Papier et point de vue intéressants de Todd Van Luling sur le Huff Post à propos de Netflix et de sa responsabilité dans la dissémination de « fake news ».

Just because individual users don’t share so-called fake news or problematic content on Netflix as they do on other platforms, that doesn’t mean Netflix isn’t offering what can also be considered “fake news” and problematic content.

Look at the myriad documentaries and docuseries Netflix adds every month, many of which make dubious claims that wouldn’t withstand scrutiny from a fact-checker. (Often, Netflix will deem new documentaries and docuseries as Originals even if it didn’t have a major role in their creation, essentially putting its stamp of approval and ownership on these dubious pieces of journalism.)

Last year, The Ringer examined the various conspiracy documentaries Netflix and its competitors hosted, including multiple films that argued 9/11 was an inside job by the U.S. government. (Netflix has since removed the most troubling examples.) Earlier this year, Slate had a follow-up that examined the less overtly insidious conspiracies Netflix has peddled, such as those involving aliens and the pyramids or powerful cults that rule the world. Many of these documentaries can still be found on the service.

Huffpost via Neatorama.

Deadwax, le vinyle qui tue

Une série télé sur un vinyle qui tue ? J’ai lu des pitchs plus improbables…

Deadwax follows Etta (Hannah Gross from Mindhunter), a young woman with a talent for procuring rare records for rich collectors.

The story takes a turn for the gruesome when Etta gets her hands on a legendary “key” record from master sound engineer Lyle M. Lytton, one of only three in existence, identified by the “strange, ominous” marks in its dead wax. After police discover that one of these records is linked to the death of another record collector, Etta sets out to unravel the mystery. Presumably, gory fun ensues.

Réalisé par Graham Reznick (co-scénariste du jeu vidéo Until Dawn), ce génocide de hipsters sera visible sur Shudder, un service de streaming dédié à l’horreur (mais malheureusement pas disponible par chez nous). Outre le pitch, le format s’annonce également intéressant, puisque la série déroulera des épisodes de 15 minutes, pour une durée totale de deux heures.

Twin Peaks et les douze truites arc-en-ciel

S’il y a bien une chose que la saison 3 de Twin Peaks aura réussi à déclencher, c’est une nouvelle vague, que dis-je, un tsunami de spéculations assez folles sur les clés nécessaires au décryptage de la série.

J’en ai lu un paquet, j’en ai personnellement échafaudé plusieurs, mais l’analyse que livre Cory Caplan dans sa vidéo sur la timeline particulière de la série est de loin celle qui m’a le plus excité jusqu’ici.

Je vous laisse juger par vous-même de la pertinence de son propos.

Merci à Xavier de Geekzone de m’avoir fait découvrir cette petite merveille.