Sept « tips » d’Hemingway pour écrire une fiction

Parce qu’il n’est jamais trop tard, ça y est, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’une fiction. Enfin, d’une fiction semi-biographique, pour être tout à fait exact.

Du coup, ces sept recommandations d’Hemingway, tirées du recueil de Larry W. Phillips, Ernest Hemingway on Writing, et relayées par Open Culture, tombent à point nommé.

Je les paraphrase ci-dessous :

  1. Pour commencer, rédigez une phrase vraie.
  2. Toujours finir une journée d’écriture quand on sait déjà ce qui va se passer ensuite.
  3. Ne jamais réfléchir à l’histoire quand on n’y travaille pas.
  4. Quand il est l’heure de reprendre l’écriture, toujours commencer par relire ce qu’on a rédigé jusque là.
  5. Ne décrivez pas une émotion, concrétisez-la.
  6. Utilisez un crayon.
  7. Soyez bref.

En dehors du point 6, auquel je risque d’avoir du mal à me conformer (le fait de taper plus vite que je n’écris, et de bosser principalement avec Scrivener, sont parmi les raisons qui l’expliquent), c’est surtout le point 3 qui m’a surpris.

Mais comme l’explique Hemingway, ça a pourtant du sens :

Building on his previous advice, Hemingway says never to think about a story you are working on before you begin again the next day. « That way your subconscious will work on it all the time, » he writes in the Esquire piece. « But if you think about it consciously or worry about it you will kill it and your brain will be tired before you start. »

Je vous dirai si ça fonctionne !

Source : Open Culture.

Réseaux sociaux et dépression

Une étude récente publiée par l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, établit un rapport de causalité entre réseaux sociaux et dépression. C’est la première fois qu’une telle relation causale (et pas seulement une corrélation) est scientifiquement démontrée.

Et puisqu’on parle des réseaux sociaux, je rajoute également cet autre extrait de CNN, où le journaliste John Vause déplore (à raison, amha) l’avènement des « social justice warriors » et le règne du « politiquement correct ».

Comme disait Aaron Sorkin (par la voix de Wes Mendell, son personnage dans Studio 60) : « Living where there’s free speech means sometimes you get offended ». Et c’est très bien comme ça.

Méfiez-vous de Netflix

Papier et point de vue intéressants de Todd Van Luling sur le Huff Post à propos de Netflix et de sa responsabilité dans la dissémination de « fake news ».

Just because individual users don’t share so-called fake news or problematic content on Netflix as they do on other platforms, that doesn’t mean Netflix isn’t offering what can also be considered “fake news” and problematic content.

Look at the myriad documentaries and docuseries Netflix adds every month, many of which make dubious claims that wouldn’t withstand scrutiny from a fact-checker. (Often, Netflix will deem new documentaries and docuseries as Originals even if it didn’t have a major role in their creation, essentially putting its stamp of approval and ownership on these dubious pieces of journalism.)

Last year, The Ringer examined the various conspiracy documentaries Netflix and its competitors hosted, including multiple films that argued 9/11 was an inside job by the U.S. government. (Netflix has since removed the most troubling examples.) Earlier this year, Slate had a follow-up that examined the less overtly insidious conspiracies Netflix has peddled, such as those involving aliens and the pyramids or powerful cults that rule the world. Many of these documentaries can still be found on the service.

Huffpost via Neatorama.

The Punisher Devastation

De retour en Belgique depuis quelques mois, je me reconnecte progressivement avec ma culture natale. Grand fan de Marvel, j’ai été particulièrement ravi de découvrir que des compatriotes inspirés s’étaient lancés dans une adaptation très personnelle du Punisher, l’anti-héros créé par Gerry Conway en 1974.

Mais trève de bavardage, je vous laisse savourer la bande-annonce de cet incontestable chef d’œuvre.

Convaincus ? S’il vous reste encore des neurones valides après ces trois minutes de non-sens total, je vous invite à visionner l’intégralité du court-métrage. Ne me remerciez pas.

Et pour ceux qui se poseraient la question : tout ceci est entièrement au premier degré. Eh oui.

Merci à Gauthier pour la découverte.

Future Shock

Basé sur le livre du même nom (écrit en 1970 par les futuristes Alvin et Heidi Toffler, Future Shock est un documentaire passionnant (et visionnaire) de 1972, réalisé par Alex Grasshoff (Young Americans) et narré par Orson Welles.

Extrait de la page Wikipedia du bouquin :

The Tofflers argued that society is undergoing an enormous structural change, a revolution from an industrial society to a « super-industrial society ». This change overwhelms people. He believed the accelerated rate of technological and social change left people disconnected and suffering from « shattering stress and disorientation »—future shocked. The Tofflers stated that the majority of social problems are symptoms of future shock. In their discussion of the components of such shock, they popularized the term « information overload. »

Comme une impression de déjà vu, non ?

Quand Cronenberg snobbait Star Wars…

J’avais déjà parlé dans une version précédente du blog du refus de David Lynch de réaliser Return of the Jedi, et de la rencontre pour le moins particulière entre le réalisateur et George Lucas.

Récemment, dans une interview accordée à Entertainment Weekly, un autre David, Cronenberg cette fois, explique qu’il a lui aussi failli passer derrière la caméra du troisième épisode de la première trilogie Star Wars.

I still recall getting a phone call,” Cronenberg said. “Somebody said that they were from, I guess it was Lucasfilm, and asked me if I was interested in—at that point it was called Revenge of the Jedi, actually, until somebody pointed out that it was against Jedi philosophy to think in terms of revenge. But, anyway, I was asked if I would be interested in considering that, and meeting with everybody, and I said, with the arrogance of youth—relative youth, anyway—I said, ‘Well, I’m not used to doing other people’s material.’ And there was like a stunned silence and then ‘Click’—hang up. Basically, that was as close as I came to that.

L’interview complète du réalisateur canadien est à découvrir ici.

Le pseudocide, ou l’art de feindre sa propre mort

Un papier assez fou et passionnant de Gizmodo sur un sujet que je ne connaissais absolument pas, le « pseudocide« , où l’art de feindre sa propre mort.

The idea of separating one’s life into ‘living’ and ‘dead’ portions, or just faking a death generally, may seem unfathomable to many of us. In some cases, of course, people who feel cornered into pseudocide never explain their reasoning at all, whether in connection to their ‘past’ lives or the ones they hope to start anew.

As far as public record is concerned, it is still unknown why, for one, Nashville attorney William Grothe, who left his car and belongings scattered around before he called authorities claiming to be his own murderer, felt pushed to that extreme. Authorities quickly unraveled the ruse, and he was given five years’ probation, 32 hours of community service a month, and an order to pay $13,000 for the cost of the government’s search.

With regard to his behavior, Grothe reportedly testified at trial, “I went down to Shelby Park, parked my car, went through what in my mind was a ritual of exactly how I felt, dead to the world.”

Source : Gizmodo.

Un endroit rien qu’à nous…

Je ne me suis jamais caché d’être fan absolu de Keane, groupe britannique souvent considéré à tort comme s’adressant à un public d’adolescents émos. Une réputation loin d’être méritée si l’on tend attentivement l’oreille pour écouter leurs lyrics…

Particulièrement sur leurs deux premiers albums, où le chanteur Tom Chaplin explore avec une justesse troublante les tumultes de la dépression et des relations impossibles, et y partage sans fard ses addictions et la souffrance qui en découle. Ce qui explique sans doute pourquoi ses textes m’ont toujours particulièrement touché…

J’en reparle aujourd’hui suite à cette vidéo capturée pendant un concert de la chanteuse country américaine Kacey Musgraves, où l’ami Tom vient chantonner quelques notes du premier tube de son groupe, l’imparable Somewhere Only We Know.

La connexion entre les deux artistes est particulièrement magique, et me file des frissons tout du long, particulièrement à 2:17, quand leurs voix se mélangent en parfaite harmonisation.

Une excuse toute trouvée pour retourner écouter Hopes & Fears et Under The Iron Sea, deux albums pop intouchables, à mon humble avis.

Les limites de la raison

Excellent papier du New Yorker, qui fait le constat désolant (voire terrifiant) de la puissance dangereuse de l’émotionnel dans notre analyse des faits, et de l’incapacité de la raison à nous faire changer d’avis.

There must be some way […] to convince people that vaccines are good for kids, and handguns are dangerous. […] But here they encounter the very problems they have enumerated. Providing people with accurate information doesn’t seem to help; they simply discount it. Appealing to their emotions may work better, but doing so is obviously antithetical to the goal of promoting sound science. “The challenge that remains,” they write toward the end of their book, “is to figure out how to address the tendencies that lead to false scientific belief.”