Carpenters with The Royal Philarmonic Orchestra

Ma première crainte quand j’ai appris l’existence de cet album, c’était d’assister à un massacre. En fan absolu des Carpenters, j’avoue avoir un peu de mal à considérer qu’on puisse, de quelque manière que ce soit, améliorer leurs compositions originales.

Grave erreur ! Cette compilation de « remises à jour » des tubes du duo, supervisée par Richard Carpenter lui-même, et agrémentée de la présence du Royal Philarmonic Orchestra, élève les titres originaux au-delà de leur perfection initiale.

Je vous colle ici un extrait de la chronique de Matt Collar, sur AllMusic, qui traduit parfaitement mon sentiment à l’égard de cette surprenante perle sonore :

Why mess with songs that are largely considered to be perfect just as they are? This, especially in light of Karen Carpenter’s tragic death in 1983. Thankfully, all of these worries are put to rest on 2018’s lovingly constructed Carpenters with the Royal Philharmonic Orchestra. […] The Royal Philharmonic versions simply offer a way for Richard to present these songs in a fresh way that honors his sister, without losing any of the AM pop studio aesthetic that made them so compelling the first time around.

Si vous n’aviez jamais entendu parler des Carpenters (ou, plus probablement, si vous n’aviez jamais vraiment pris la peine de vous intéresser à ce formidable duo), cette compilation est sans conteste l’une des meilleures manières de découvrir leur incommensurable talent.

L’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi

Alors que je suis en ce moment en train de relire l’excellent ouvrage du médecin-psychiatre Christophe André sur l’estime de soi (Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l’estime de soi), je suis tombé sur ce papier de CNBC dans lequel la journaliste Christina Farr relate sa « désintoxication » des réseaux sociaux, et les conséquences bénéfiques d’un tel sevrage sur son amour-propre.

Pour ceux qui douteraient encore de l’impact pourtant évident des Facebook et autres Twitter sur notre bien-être…

If I didn’t have anything worthy of a social media post coming up, I felt that I had nothing very important going on in my life. I’d feel a growing urgency to start planning something big or make a change to stay relevant.

Without social media, that pressure melted away. I started to enjoy life’s more mundane moments and take stock of what I have today — a great job, a wonderful community, supportive friends and so on. I could take my time and enjoy it rather than rushing to the finish line.

In short, I started to feel happier and lighter.

Source : CNBC.

Un podcast signé Faskil : le Patreon est ouvert !

Ça y est, après de longues tergiversations, j’ai finalement décidé de céder aux sirènes du mécénat et d’ouvrir mon Patreon personnel.

L’idée, c’est avant tout de permettre à ceux qui ont manifesté l’envie de me soutenir ces derniers mois, de le faire de manière simple et régulière. Et si ça peut me permettre de me payer une bière de temps en temps, c’est tout bénef !

Le premier épisode de Morceaux Choisis, ma première aventure dans l’univers du podcast, remonte à juin 2010. À l’époque, j’avais eu envie de partager mes découvertes musicales dans un format qui me permettait de renouer avec la radio, mon média de prédilection.

Aujourd’hui, huit ans plus tard, la série compte désormais plus de 300 épisodes, et s’est agrémentée de nouvelles déclinaisons, comme 12 Pouces (podcast consacré aux années 80) et The Chill Pill (sélection de musique « chill » et « ambient »).

Pourquoi un Patreon ? Jusqu’ici, je n’avais jamais réellement chercher à monétiser mon travail. Mais des changements plutôt radicaux dans ma vie m’amènent aujourd’hui à reconsidérer cette possibilité.

Que les fidèles auditeurs se rassurent : il n’est nullement question de faire passer ces séries à un modèle exclusivement payant. L’idée ici, c’est avant tout de permettre à ceux qui veulent soutenir ces projets de mettre la main à la poche en toute simplicité, et m’éviter ainsi de prospecter des solutions de sponsoring envahissantes que je n’ai pas spécialement envie de mettre en place.

Les « podcasts signés Faskil » existants resteront gratuits et accessibles à tous.

Intéressés ? C’est par ici que ça se passe ! Merci. 😘

Sept « tips » d’Hemingway pour écrire une fiction

Parce qu’il n’est jamais trop tard, ça y est, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’une fiction. Enfin, d’une fiction semi-biographique, pour être tout à fait exact.

Du coup, ces sept recommandations d’Hemingway, tirées du recueil de Larry W. Phillips, Ernest Hemingway on Writing, et relayées par Open Culture, tombent à point nommé.

Je les paraphrase ci-dessous :

  1. Pour commencer, rédigez une phrase vraie.
  2. Toujours finir une journée d’écriture quand on sait déjà ce qui va se passer ensuite.
  3. Ne jamais réfléchir à l’histoire quand on n’y travaille pas.
  4. Quand il est l’heure de reprendre l’écriture, toujours commencer par relire ce qu’on a rédigé jusque là.
  5. Ne décrivez pas une émotion, concrétisez-la.
  6. Utilisez un crayon.
  7. Soyez bref.

En dehors du point 6, auquel je risque d’avoir du mal à me conformer (le fait de taper plus vite que je n’écris, et de bosser principalement avec Scrivener, sont parmi les raisons qui l’expliquent), c’est surtout le point 3 qui m’a surpris.

Mais comme l’explique Hemingway, ça a pourtant du sens :

Building on his previous advice, Hemingway says never to think about a story you are working on before you begin again the next day. « That way your subconscious will work on it all the time, » he writes in the Esquire piece. « But if you think about it consciously or worry about it you will kill it and your brain will be tired before you start. »

Je vous dirai si ça fonctionne !

Source : Open Culture.

Réseaux sociaux et dépression

Une étude récente publiée par l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, établit un rapport de causalité entre réseaux sociaux et dépression. C’est la première fois qu’une telle relation causale (et pas seulement une corrélation) est scientifiquement démontrée.

Et puisqu’on parle des réseaux sociaux, je rajoute également cet autre extrait de CNN, où le journaliste John Vause déplore (à raison, amha) l’avènement des « social justice warriors » et le règne du « politiquement correct ».

Comme disait Aaron Sorkin (par la voix de Wes Mendell, son personnage dans Studio 60) : « Living where there’s free speech means sometimes you get offended ». Et c’est très bien comme ça.