Gérer l’anxiété et la dépression au quotidien

Malgré un titre volontairement « click bait » (« How to manage anxiety and depression in 10 easy steps »), papier intéressant de Boing Boing sur l’anxiété et la dépression, ainsi que les méthodes éprouvées pour parvenir à les dompter.

Yes, it is a bit like feeling sad, but as though you were wrapped inside an impenetrable cocoon of sad. Your mind wants you to give up. Everything loses flavor, nothing seems fun or exciting. It makes getting out of bed sort of… really, really hard. You can just lie in bed all day, occasionally worrying, mostly just thinking about being depressed, and you never get bored. You just stare and think about how terrible it is that you are sitting there staring at nothing.

La description du phénomène parlera sans conteste à ceux qui, comme moi, luttent au quotidien avec cette satanée maladie. Si vous avez des gens dans votre entourage qui semblent ne pas parvenir à appréhender la problématique, c’est sans conteste un excellent papier à leur faire lire. Il vulgarise plutôt bien le phénomène et l’illustre d’exemples et de comparaisons que tout le monde devrait pouvoir comprendre.

Quant aux fameux « 10 trucs » vendus par le titre, je vous propose de les passer en revue, en y ajoutant un petit commentaire lié à mon expérience personnelle. Histoire de voir si ça fait mouche…

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Pour mieux gérer les mauvais jours

À lire si vous souffrez, comme moi, du combo magique dépression/procrastination, un papier très intéressant de Maarten van Doorn sur Medium, traitant notamment des problèmes de motivation, et des idées reçues à son sujet.

C’est blindé de passages à la lecture desquels les habitués de ce processus dépréciatif lâcheront probablement un « c’est tellement ça ! ». Mais en psychologie, enfoncer des portes ouvertes est très souvent une démarche nécessaire. Du coup, ce papier fait office de chouette feuille de route pour ceux qui luttent quotidiennement contre la maladie, histoire de ne pas oublier les bonnes pratiques pour en endiguer les effets.

Morceaux choisis :

A fundamental mistake people often make about motivation is that it’s supposed to be there before you start on something, and then when it’s not, the thing you planned on doing isn’t “what you really want”. Not feeling it today? Rethink your life man.

The problem: that’s just not how your brain works.

As Harvard psychologist Daniel Gilbert brilliantly explains in Stumbling on Happiness, we suck at estimating how the future will make us feel. Imagination pretends to know this shit, but instead of assessing the future, it merely projects how we feel now.

When you’re thinking about something, such as working, and you feel a biting lack of excitement, that says more about your mental state now, than it says about your job.

Do anything you can to get the ball rolling.

I shouldn’t wait for that feeling to arise before I start writing. I needed to make the first step happen and it would come.

I tell myself to just do some light work on the outline for today and spare myself the heavy-lifting today, but also know that, once I do that, it often inspires me and so I write more and before I know it, I’m halfway through the shitpile.

Que du bon sens, finalement. Mais ça ne fait jamais de mal d’enfoncer un peu le clou.

Improductifs et coupables

Très chouette (bref) papier de Life Hacker sur la « culpabilité de la productivité », ce mythe qui voudrait qu’on doive à tout prix être ultra productifs tous les jours et qui, la plupart du temps, n’amène ni satisfaction ou plaisir, mais surtout stress et anxiété.

It’s the constant nagging feeling that you should be doing more. And if you’re not doing everything, then you’re a lazy slacker who will never reach your goals.

That’s simply not true. Even small efforts have a cumulative effect. So even if you’re not getting up at 4am to meditate, getting in some high interval intensity training, and polishing off an activated charcoal smoothie, here’s how you can let go of the guilt.

  • Be imperfect
  • Understand the flaw of perfection
  • Start where you’re at

À méditer.

Et tant que j’y suis, je vous enjoins également à lire ce long dossier de BuzzFeed sur le « burnout », et particulièrement celui qui affecte celle qu’on appelle la génération Y (mais tout le monde y trouvera de quoi alimenter le moulin à réflexion) (merci à Florian pour le lien).

L’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi

Alors que je suis en ce moment en train de relire l’excellent ouvrage du médecin-psychiatre Christophe André sur l’estime de soi (Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l’estime de soi), je suis tombé sur ce papier de CNBC dans lequel la journaliste Christina Farr relate sa « désintoxication » des réseaux sociaux, et les conséquences bénéfiques d’un tel sevrage sur son amour-propre.

Pour ceux qui douteraient encore de l’impact pourtant évident des Facebook et autres Twitter sur notre bien-être…

If I didn’t have anything worthy of a social media post coming up, I felt that I had nothing very important going on in my life. I’d feel a growing urgency to start planning something big or make a change to stay relevant.

Without social media, that pressure melted away. I started to enjoy life’s more mundane moments and take stock of what I have today — a great job, a wonderful community, supportive friends and so on. I could take my time and enjoy it rather than rushing to the finish line.

In short, I started to feel happier and lighter.

Source : CNBC.

Réseaux sociaux et dépression

Une étude récente publiée par l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, établit un rapport de causalité entre réseaux sociaux et dépression. C’est la première fois qu’une telle relation causale (et pas seulement une corrélation) est scientifiquement démontrée.

Et puisqu’on parle des réseaux sociaux, je rajoute également cet autre extrait de CNN, où le journaliste John Vause déplore (à raison, amha) l’avènement des « social justice warriors » et le règne du « politiquement correct ».

Comme disait Aaron Sorkin (par la voix de Wes Mendell, son personnage dans Studio 60) : « Living where there’s free speech means sometimes you get offended ». Et c’est très bien comme ça.

Ma vie de psychopathe

Ma vie de psychopathe

Papier fascinant sur The Cut, où la journaliste Katie Heaney s’entretient avec une femme diagnostiquée psychopathe.

For some reason, people think we want to kill people. And I think that probably comes from the lack of empathy. People believe that if you have a lack of empathy, that automatically opens a floodgate of antisocial behavior. That’s not really how it works. I may not care, I may not have an emotional reaction to someone’s pain, but that doesn’t mean that I’m going out of my way to cause pain. It just means that I don’t have that emotional response.